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Inter-Campus > Elisabeth Fritzl, martyre > Forum   

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Anne-Laure
Voici comment l'affaire a débuté... mercredi 7 mai 2008 à 21h01
J'ai trouvé un joli texte bien écrit qui  explique bien comment cetet affaire a débuté source>>>[url]http://www.letemps.ch/template/opinions.asp?page=6&article=231161[/b]   "Ce samedi 19 avril, une Mercedes gris argent s'immobilise devant l'entrée des urgences de l'hôpital d'Amstetten, une coquette bourgade de Basse-Autriche située à 120 km à l'ouest de Vienne. L'homme qui en descend, un homme de 73 ans à la carrure imposante, porte dans ses bras une jeune fille inanimée. Kerstin a 19 ans, ne possède ni documents d'identité, ni sécurité sociale et souffre d'une maladie inconnue. Elle est un fantôme, un être blafard et agonisant, inconnu des services de l'Etat. Josef Fritzl, c'est le nom du septuagénaire, raconte aux médecins intrigués une étrange histoire. Il serait le grand-père de Kerstin, dont la mère, Elizabeth, serait aux mains d'une secte et portée disparue depuis 1984. Albert Reiter, le médecin-chef du service d'anesthésiologie et de médecine intensive, ne gobe qu'à moitié ce récit invraisemblable. Mais qu'à cela ne tienne: il lui faut connaître les antécédents de la jeune patiente, qu'il vient de placer en coma artificiel. Il décide de lancer un appel à la mère aux informations régionales, sur les radios et télévisions de Basse-Autriche. Diffusée en boucle à partir du lundi 21 avril, cette bouteille à la mer trouve son destinataire quatre jours plus tard: Elizabeth, qui n'a jamais été enlevée par une secte, mais qui croupit depuis vingt-quatre ans dans un réduit souterrain de 60 m2, où la séquestre son propre père, le dénommé Josef. Pis encore, celui-ci l'a violée d'innombrables fois, sans lui permettre de revoir la lumière du jour. Ces relations incestueuses ont entraîné sept naissances, sept enfants nés dans ce monstrueux cachot. L'un d'entre eux n'y a pas survécu, tandis que Monika (15 ans), Lisa (14 ans) et Alexander (12 ans) ont été discrètement sortis de terre pour être élevés à l'air libre, dûment adoptés, comme si de rien n'était. Les trois derniers enfin, Kerstin (19 ans), Stefan (18 ans) et Felix (5 ans) croupissent dans le fond du cachot avec leur mère. Et Kerstin, bien sûr, n'est pas la petite-fille de Josef Fritzl, comme il le prétend, mais sa propre fille. Vendredi 25 avril, campée devant le poste de télévision que son bourreau a bien voulu installer dans le réduit, Elizabeth découvre l'appel du docteur Reiter. Elle qui a réussi une semaine auparavant à convaincre son père d'amener Kerstin à l'hôpital réitère sa requête au monstre: le seul moyen de sauver la jeune fille entre la vie et la mort, c'est de l'amener elle, cette fois-ci, à l'hôpital. Pour la première fois depuis un quart de siècle, Josef Fritzl voit sa détermination vaciller. Ce samedi 26 avril, la Mercedes gris argent de Josef Fritzl, sis au 40, Ybbsstrasse, à Amstetten, s'immobilise à nouveau devant l'hôpital de la ville. Albert Reiter voit arriver ce drôle d'équipage, le même septuagénaire et un frêle bout de femme, de 1m60 à peine, aux cheveux blanchis et au teint aussi cadavérique que Kerstin. Cette «vieille femme» n'a en fait que 42 ans, et c'est bel et bien Elizabeth, disparue depuis le milieu des années 1980. Le sang du docteur Reiter ne fait qu'un tour: il faut gagner du temps, appeler la police. La première patrouille arrive sur les lieux au moment où Fritzl et sa protégée s'apprêtent à quitter les lieux. L'étau se resserre sur le suspect, et il l'a compris. Tandis que les policiers interrogent Elizabeth au premier étage, Reiter observe Josef Fritzl de plus en plus mal à l'aise, fixant la porte avec angoisse. «Il y a quelque chose qui ne colle pas», se dit le docteur Reiter. C'est l'hallali. Un étage plus haut, Elizabeth raconte son histoire abracadabrante aux agents éberlués: les viols depuis l'âge de 11 ans, la séquestration, les grossesses successives, les mauvais traitements, les bébés enlevés à sa garde, et la peur, indicible, de ne jamais remonter à la surface. Tandis que le soir tombe, les secours foncent vers la maison Fritzl. Celle qui leur ouvre la porte s'appelle Rosemarie. Cette gentille petite vieille dame de 68 ans est la femme de Josef. Elle ne savait rien des agissements de celui-ci. Quelques instants plus tard, Stefan et Felix sortent de leur prison, comme dans un rêve. Ils sont emmenés vers la clinique d'Amstetten-Mauer, à 35 km de là, dans une fourgonnette. Le chauffeur a reçu consigne de rouler lentement, très lentement. Il s'agit de ne pas bousculer les enfants, qui souffrent d'une «absence prononcée de repères spatiaux», selon le docteur Berthold Kepplinger, leur nouveau protecteur. Tout est nouveau pour eux: les voitures roulant en sens opposé, les gens dans la rue, le soleil couchant sur l'horizon, derrière les collines boisées du Mostviertel. «Que c'est beau!» s'enthousiasme le petit Felix en se tournant vers son frère Stefan, lui aussi fasciné. En ces dernières heures de jour, l'Autriche ne sait encore rien du drame qui vient de se jouer à Amstetten. La surprise va n'en être que plus brutale. ".......
 
ça commence franchement comme dans un film d'épouvante