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Conte de fée du XXIème siècle dimanche 2 décembre 2007 à 22h45
en lisant ça me rappelle un site :
http://markhy.on-web.fr/dotclear/
(Ce message a été posté par une personne dont le profil a été supprimé)

Paulo
Conte de fée du XXIème siècle vendredi 30 novembre 2007 à 21h12
Je pensais pas que quelqu'un lirait jusqu'au bout !
Vu la mise en page de porc à cause du C/C word.
(et puis ya pas mal de phrases brouillonnent j'écris trop au fil de la plume)
 
 
Enfin, encore désolé de t'avoir piétiné Mélo.


Melodie Sandy
Conte de fée du XXIème siècle vendredi 30 novembre 2007 à 17h28

Mdr Paulo!!


écoute ne tinkiete pas, cette belle inconnue c'était moi, et je te la rendrait ta gomme!!!


mdr



Paulo
Conte de fée du XXIème siècle vendredi 30 novembre 2007 à 17h07
(où je rentabilise un mail que j'ai mit 15 bonnes minutes à pondre)

Incipit original : Il était une fois…


Hier à la BU de rennes, un Paulo qui allait revoir ses examens du lundi/mardi.
Cherchant le calme, la sérénité et les jupes courtes des étudiantes de rennes 1, propices à ses révisions.
La salle était comble de juristes affriolantes jouant à la perfection leur rôle, pour moitié, de femmes carriéristes à l’avenir assuré devant elles, et pour l’autre moitié, de femmes à l’avenir assuré dans leur dos, emprisonné dans un frêle prison taille basse Lewis, bien insuffisant, entre nous, pour les prémunir de nos esprits à l’imagination illimitée de gros porcs lubriques.
Or parmi cette faune digne de figurer dans les calendrier scabreux, Cupidon avait placé à ma table 7 jeunes filles, certainement triées au volet au préalable, sur lesquelles les fées avaient dû rester très longtemps en contemplation au dessus du berceau, à en croire leur beauté sans pareil sur mon campus. A la table, je servais peut-être justement à rétablir l’équilibre de la balance.
Et parmi ces filles de Lilith envoyées par les forces obscures pour m’écarter de mes révisions, l’une d’elles, répondait parfaitement à ce qu’on pourrait qualifier de « créature de stupre et de luxure ».
Ma voisine précisément.
Crois-moi, qu’elle était depuis son arrivée, le centre de convergence de toutes les attentions masculines du lieu.
M’assurant de la droiture de ma raie, de mon haleine mentholée et de la propreté de mon slip, je tâchais avec le plus de concentration qu’il m’était permis d’avoir quand on est pareillement entouré, de trouver une quelconque phrase d’approche afin d’avoir dans un futur indéfini, l’autorisation de lui toucher les protubérances mammaires.
C’est dans cet état de réflexion intense que son visage pivote à 180 degré, vers moi, m’adressant la parole, ainsi que les effluves de sa chevelure diaphane, son après shampooing déclenchant un tsunami dans ma libido.
J’étais venu ici incognito, mais sa lucidité éclairée lui avait fait entrevoir à ma démarche altière et mon maintient royal, le parfum du musc de la supériorité sociale. Je n’y peux rien, on ne peut pas lutter contre son charisme.

N’ayant rien à lui envier côté clairvoyance, je vis immédiatement qu’elle allait me demander quelque chose :
« Oui, tout ce que tu voudras princesse, j’affronterais les plus épais ronciers avec ma Black&Dekker, je pourfendrais le dragon, t’enlèverais à tes ravisseurs, et nous galoperons jusqu’à mon château dans mon Opel Astra Break rutilante ».

-« Est-ce que tu aurais un crayon vert ? »
Me demanda-t-elle, toute sourire, me laissant admirer sa dentition aussi parfaite qu’étincelante.
Elle me demandait ça, à moi.
Moi !
Paulo !
Alors qu’elle était entouré de 30 mecs, que dis-je, 100 mecs !
(Et je t’interdit de penser que c’est parce que j’étais géographiquement, le seul à portée de chuchotement. C’est mes films. Je n’avais donc aucun avantage par rapport aux autres, et son choix s’est donc porté seulement sur ses préférences sexuelles.)

Bon, donc elle me demande ce Bic.
Soit, je m’attendais a plus royal comme mission, plus exigeant pour un homme de ma musculature et de mon sang-froid légendaires (mon combat épique contre un bol de cornichon la semaine précédente ayant fait grand bruit).

Mais ainsi soit-il.
Elle veut certainement passer tous les us d’usage dans la branche des contes de fée.
Moi aussi je déteste attendre le premier soir. Ce banal stylo vert serait ainsi l’initiateur de notre futur amour. La pierre fondatrice d’une dynastie éternelle.
C’est en m’interrogeant sur le prénom que nous donnerions à notre 8ème enfant, que survient un doute. Ce doute pernicieux qui s’immisce dans votre chair, et qui vous tenaille.
Puis que l’atroce vérité éclate. :
J’étais venu, juste ce jour là, les mains dans les poches. Seulement accompagné par mon bouquin d’annales 2007. Rien d’autre que mes fringues et ma carcasse filiforme certes, mais que j’allais avoir du mal à faire passer pour un stylo vert.
Que dalle. Nada. Peau de zob.
Exactement comme le gars qui a toujours un paquet de kleenex dans sa veste et qui s’aperçoit, probablement l’unique jour de sa vie ou il se soulagera d’un demi quintal dans les latrines publiques, qu’un, il n’y a pas de papier, et deux, que le matin il a changé de manteau.
Je me maudissais intérieurement, je me fouettais à mort. Juda avait moins de repentance perché sur son arbre.
« Dieu Allah Bouddha Zidane, Chuck Norris » N’importe quelle divinité oubliée, je vous sacrifierais des moutons dyslexiques vierges, ma sœur, la collection porno de Pierrick, mais faites apparaître dans mes poches un stylo vert.
Mais malgré cet oecuménisme historiquement sans précédent, je devais moins les apitoyer que Clovis et sa moustache ringarde à 2 francs. Ils ne m’écoutèrent pas.

Au fur et à mesure que je tâtais le contenu de mes poches, toutes mes poches, je voyais le radeau de notre idylle couler.
Ce putain de stylo vert devait être planté dans un rocher au milieu d’un foutu lac Breton. Maintenant certitude était faite ; il fallait lui apprendre l’horrible vérité. Nous devions renoncer à notre amour et vivre seuls pour le restant de nos jours.

-« Ma mie vous ne pouvez vous imaginer à quel point ça désole votre humble serviteur, mais non, je n’ai pas cette saloperie de stylo vert. »
Lui répondis-je pitoyable, abattu, les épaules voûtées par le joug du funeste destin. Imaginant déjà les hordes de mâles en rut se jeter sur elle, comme l’armée Russe sur un Tchétchène esseulé, stylo vert à la main dérobant mon amour et la mission céleste qui m’était dévolue.

-« Ah ! Et sinon une gomme ? »
Hum.
Comment dire…
Bagdad en 2004 était un vulgaire feu de pétard d’ados comparé au concert de bombes atomiques qui se déroulait sous ma poitrine. Car lors de ma fouille, j’avais senti sous mes doigts, la forme de ma gomme et du critérium dont je ne me départis jamais.

Quelle clémence! Quelle bienveillance !
Je l’aimais encore plus que deux secondes avant, quand j’étais prêt à m’arracher la chemise et me tatouer avec un tison ardent, son nom sur la poitrine.
Elle m’offrait l’absolution de ma nullité. Une seconde chance nonobstant le fiasco de la première. Le château, les petits princes, tout était sauvé.
Fier comme un Turc porteur de parpaings, je lâchais avec le sourire N°33 un impérial :
-« Ordonnez, j’obéis, c’est gomme si c’était fait ! »
Et sur cette vanne bancale, mais qu’importe, mon cœur était trop en joie pour me préoccuper des oreilles environnantes. Je vide ni une, ni deux, l’exhaustivité du contenu de ma poche gauche sur la table.
Elle vois la gomme parmi le bric-à-brac, et d’un geste aussi élégant que précis, s’en saisi, laissant au passage une nouvelle fois, son parfum démentiel éclater dans mes muqueuses sinusales et m’adressant un regard débordant de gratitude, prometteur de langoureuses embrassades romantiques.
Puis, j’assiste à la plus célère et étrange subversion de tous les temps, son visage à l’instant si reconnaissant et câlin, se muer en expression d’intrigue, puis de surprise, puis de suspicion, puis se renfermer complètement ses traits affichant clairement le mode « attitude hostile » activé.
Impossible.
Avait-elle vu que je la trompais déjà avec la jouvencelle trois chaises plus loin ?

Non.
Sur la table trônait mon dernier achat.
Pas un CD live de Lorie, ni des images Panini de Batman, puisqu’il s’agissait d’un livre.
Pas un Club Mickey, ni un Oui-oui, le coup aurait été trop facilement rattrapable.

Non.
Sur la table tout le monde lisait le titre Journal d’un vieux dégueulasse de Bukowski.



Il ne se marièrent pas, n’eurent jamais d’enfants, et le prince ne récupéra pas sa gomme.

J’ai croisé un crapaud sur le chemin du retour.
Je l’ai écrasé.